Lundi 30 juillet 2007
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Discuté dans l’hémicycle du 10 au 13 Juillet, le projet de loi en faveur du travail devrait relancer la croissance.
Il s'articule autour de trois points :
1. Le travail sera mieux récompensé : exonération des prélèvements sur les heures supplémentaires, défiscalisation des revenus des étudiants, suppression des droits de succession…
2. L’augmentation du pouvoir d’achat sera favorisée : déductibilité
des intérêts d’emprunt pour l’achat de son habitation principale ; instauration d’un bouclier fiscal à 50% des revenus pour tous.
3. Le développement des PME sera encouragé : les contribuables
pourront déduire 50000 euros de leur ISF s’ils les investissent dans une PME.
Jean-Pierre DECOOL est intervenu dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, le 10 Juillet
2007
"Madame la Présidente, Madame la Ministre, Messieurs les Ministres, Monsieur le Haut Commissaire, Mes chers Collègues,
Nous tous, Députés de la Nation, réunis aujourd’hui pour la première discussion de cette mandature, avons la
responsabilité de représenter au mieux les intérêts de notre pays. Le texte sur lequel nous travaillons aujourd’hui illustre bien cette
volonté partagée par de nombreux français.
Dans la droite ligne des objectifs du Président de la République et du Premier
Ministre, je considère l’emploi comme l’un des sujets les plus importants de notre temps. (…). Soucieux
de tenir les promesses faites lors de nos campagnes électorales, nous pouvons être fiers de participer à un mouvement de libération du
travail, considéré comme une valeur, un outil d’amélioration du pouvoir d’achat et un instrument de lutte contre le chômage.
Les différents axes proposés dans ce texte me
semblent cohérents et complémentaires.
En effet, les mesures d’exonération de cotisations salariales et de non taxation des heures
supplémentaires sont une véritable révolution. Elles devraient permettre une réelle augmentation des salaires de nos concitoyens, tout en allégeant les charges
pesant sur les entreprises. Les évolutions du texte nous ont rassurés : l’heure supplémentaire coûte, à l’employeur, plus cher qu’une heure dite normale, mais moins cher
qu’auparavant. Ce dispositif ne se substituera donc pas à la création de nombreux emplois.
De même, le texte prévoit une judicieuse limitation des heures complémentaires pour les
salariés à temps partiel. Je considère cette mesure comme essentielle pour éviter la transformation d’un temps plein en temps partiel agrémenté d’heures
complémentaires. Ma principale crainte est écartée : l’effet d’aubaine est évité.
En outre, dans un pays où trop d’étudiants vivent sous le seuil de
pauvreté, les mesures les concernant doivent être saluées, voire améliorées, d’où le dépôt d’un amendement permettant de porter à 4 le nombre
de SMIC exonérés.
Je ne peux également que me féliciter des mesures permettant à aux françaises et aux français de transmettre le fruit de leur travail. Là encore, avec plusieurs collègues concernés par ces questions, nous proposons, par voie
d’amendement, des améliorations des dispositifs prévus.
(…) Néanmoins, dans l’optique de nourrir le débat démocratique, je souhaite que soient prises en compte les difficultés rencontrées par celles et ceux à qui on ne proposera pas d’heures supplémentaires. Pour améliorer leur pouvoir d’achat,
différentes pistes de travail s’offrent à nous : réduction des cotisations salariales, crédit d’impôt supplémentaire. Toutefois, j’ai bien conscience que c’est l’objet d’un autre
débat.
La présente loi doit permettre aux Français d’augmenter leur pouvoir d’achat, ce qui relancera la croissance ; et je sais, Madame la Ministre,
que c’est, pour vous également, une réelle priorité.
Je vous remercie"
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